Il suffira d’une crise

« N’oubliez jamais qu’il suffira d’une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant. » Le Deuxième Sexe, Simone de Beauvoir, 1949

Il suffira d’une crise est un livre donnant la parole à cinquante femmes nées dans les années 20 et qui ont traversé le XXe siècle en France. Elles nous embarquent avec humour, tendresse, force et courage dans ce qui a été leur quotidien, leurs questionnements, leurs actions. Chaque histoire personnelle résonne avec l’Histoire. Dès lors s’articule un récit singulier destiné à faire retentir un écho universel. Je ne tire pas le portrait de ces femmes, je le tisse. Leurs portraits et nos voix se répondent pour former une œuvre d’art défigeant le temps révolu afin d’entendre de lui l’épopée de femmes qui nous ont précédées.

Travail en cours, lauréat du Fond Régional pour les Talents Émergents FoRTE Ile-de-France, soutenu par Leica et finaliste de la Bourse Photographe Lagardère.


Monde de miasmes

Un monde chloroformé par la chaleur, oscillant entre la douceur du foyer et l’aveuglement de l’incendie. Paris est silencieuse, la fièvre est collective. Le téléphone et la radio continuent de tousser. Le temps n’existe plus.

Tout est très proche et très loin, trop proche ou trop loin. Je ne sais plus.

Il faut que je me décolle du téléphone. La correction automatique ne fonctionne plus :
Je t’embrase monde de miasmes.

Silences d’exils

Silences d’exils est une expérience humaine et poétique. De 2016 à 2019, Nadège Abadie et Marina Skalova proposent des ateliers d’écritures et de photographie à des hommes et femmes exilé.e.s en Suisse. Une recherche autour de la langue et sa perte, la parole et son absence, le mutisme et la disparition. Dans ce tissage subtil, les éclats de voix plurilingues convoquent les souvenirs de l’auteure et le regard de la photographe. Leurs gestes artistiques se rencontrent pour garder trace des passages, dire le manque. Tout en posant la question : qu’est-ce qui reste ?

Silences d’exils, Éditions d’en bas, Lausanne, 168 p.

Avec le soutien des villes de Genève et de Bienne, de l’Office de la culture du Canton de Berne, de la Roseraie, de C-FAL, des Loteries Romandes Neuchâtel et Genève.

Le choix à Sébastien

Chaque année, plus de 10 000 jeunes entrent dans l’armée de terre.
Pourquoi font-ils ces choix de vie, aujourd’hui ?
Être heureux, c’est apprendre à choisir sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Ces routes ne sont pas les seules, mais pour eux, ce sont les bonnes.

Le choix à Sébastien c’est aussi celui de Grégoire, d’Océane, d’Ayoub, de Julia, de Louis ou d’Omilpha… futurs militaires.

Premier volet d’une série documentaire réalisée pour la mission photographique La France vue d’ici et lauréat de la Bourse Déclics Jeunes de la Fondation de France.

Crossroads

Blurred-grained-mountainous-daily-loved Paris.

J’habite à Paris, en haut de la rue de Belleville. Je photographie les gens que je croise à ce carrefour et aux alentours. Je traque ce qui se passe chaque jour et qui revient chaque jour: le banal, le quotidien, l’évident, le commun, l’ordinaire, le bruit de fond, l’habituel. J’interroge ce qui semble ne plus nous étonner afin de retrouver quelque chose de l’étonnement dans une tentative d’épuisement d’un carrefour parisien. Avec du flou, du grain, de la sueur, des rires, des gueules, des fâcheries, des montées et des descentes.

Quand Paris crépite.

Travail en cours dans les quartiers de La Banane, Belleville, Place des Fêtes et Combat.

Le choix à Bérengère

Chaque année, quelque 9 000 jeunes s’installent en tant qu’agriculteurs.
Pourquoi font-ils ces choix de vie, aujourd’hui ?
Être heureux, c’est apprendre à choisir sa voie, son métier, sa manière de vivre et d’aimer. Ces routes ne sont pas les seules, mais pour eux, ce sont les bonnes.

Le choix à Bérengère
c’est aussi celui de Justin, de Claire et Antoine, de Jessica et Antoine… bergers transhumants, jeunes paysans éleveurs de chèvres ou de vaches laitières.

Deuxième volet de la série documentaire réalisée pour la mission photographique La France vue d’ici et lauréate de la Bourse Déclics Jeunes de la Fondation de France.

Ganesh

Des centaines de noix de coco sont brisées sur la chaussée.
La coque symbolise l’illusion du monde, la chair le Karma de chacun et l’eau l’ego humain. En les brisant, ils offrent leur cœur à Ganesh.

Sueur, safran, tambours et camphre.
Un dimanche en septembre, La Chapelle, Paris.